Lors de travaux de finition, nous sommes régulièrement confrontés à des situations particulières qui demandent un peu de réflexion. Les angles obtus, ceux qui mesurent plus de 90 degrés, nécessitent une approche spécifique pour obtenir un résultat impeccable. Selon une étude publiée en octobre 2024 par le Centre Technique du Bois et de l’Ameublement, environ 35% des maisons anciennes présentent au moins un angle non droit dans leurs pièces principales. Cette réalité concerne donc de nombreux bricoleurs qui souhaitent installer des finitions murales. Nous allons vous présenter une méthode simple qui ne demande qu’un minimum d’outillage et qui vous garantira un ajustement précis.
Le matériel indispensable pour réussir la découpe
Pour mener à bien cette opération, nous avons besoin d’outils basiques que tout amateur de travaux possède généralement dans son atelier. Un crayon de menuisier reste l’élément central pour effectuer les tracés nécessaires. Nous recommandons également un mètre ou un réglet rigide qui permettra de relier les points de référence avec exactitude. Concernant la découpe proprement dite, plusieurs options s’offrent à vous selon votre équipement.
Savez-vous quel outil est le plus adapte pour decouper une plinthe en angle obtus ?
Une scie égoïne traditionnelle constitue l’outil de prédilection pour cette tâche. Sa lame rigide permet un contrôle optimal lors de la coupe en biseau vertical. Les scies électriques comme la sauteuse peuvent sembler tentantes, mais elles manquent de précision pour ce type d’intervention spécifique. Nous déconseillons également les boîtes à onglets classiques, puisque ces dispositifs ne proposent généralement que des angles prédéfinis à 45 ou 90 degrés, ce qui ne correspond pas à notre besoin.
| Type d’outil | Précision | Difficulté d’utilisation | Recommandation |
|---|---|---|---|
| Scie égoïne manuelle | Excellente | Moyenne | Fortement conseillée |
| Scie sauteuse électrique | Moyenne | Élevée | À éviter |
| Boîte à onglets | Nulle | Faible | Inadaptée |
La méthode de repérage croisé pour déterminer les lignes de coupe
Nous allons maintenant vous expliquer la technique du double marquage qui garantit un ajustement parfait. Cette approche repose sur un principe simple : chaque lame de bois servira de gabarit pour l’autre. Commencez par plaquer fermement la première lame contre son mur d’origine. Prenez ensuite la seconde et positionnez-la par-dessus, en maintenant un contact franc avec le mur qui lui correspond. Veillez impérativement à ce que les deux éléments soient bien appuyés contre leurs surfaces respectives, sinon vos mesures seront faussées.
Avec votre crayon, tracez un repère précis sur le bord de la lame qui se trouve en dessous. Ce marquage indique exactement où la découpe devra être réalisée. L’inversement des positions constitue la deuxième phase de l’opération. Vous allez maintenant échanger les rôles : celle qui était dessous passe au-dessus et inversement. Répétez l’opération de marquage avec la même rigueur. Vous obtenez ainsi deux points de référence qui vont déterminer les axes de découpe précis pour chacun des éléments.
Munissez-vous de votre réglet et reliez ces marques en traçant une ligne continue sur toute la largeur de chaque lame. Cette étape demande de la concentration car ces traits guideront votre scie. N’oubliez pas de tracer également un repère vertical en positionnant vos éléments sur leur tranche. Ce trait vertical garantit une coupe parallèle au mur et assure un emboîtement sans décalage une fois l’installation terminée.

L’exécution de la coupe en biseau adapté
Nous arrivons maintenant à l’étape qui demandera le plus de soin. La découpe doit suivre rigoureusement les tracés que vous avez réalisés précédemment. Installez votre première lame sur un établi stable ou sur deux tréteaux pour travailler confortablement. Nous vous conseillons de caler solidement votre pièce pour éviter tout mouvement pendant le sciage. La qualité du résultat final dépendra directement de la régularité de votre geste lors de cette opération.
Attaquez la coupe en suivant simultanément le trait horizontal et le trait vertical que vous avez tracés. Cette découpe en biais demande une certaine pratique, mais reste accessible à condition de procéder sans précipitation. Nous recommandons d’utiliser une scie dont les dents sont bien affûtées pour obtenir une surface nette qui ne nécessitera qu’un léger ponçage. Répétez exactement la même procédure pour le second élément.
Les étapes de vérification et de fixation définitive
Avant de procéder à la fixation permanente, nous vérifions toujours l’ajustement en présentant les deux éléments découpés dans leur position finale. Ils doivent s’emboîter parfaitement sans jeu visible ni chevauchement. Si vous constatez un léger défaut, un ponçage fin permet généralement d’ajuster l’ajustement. Cette vérification préalable évite les mauvaises surprises après la pose définitive.
Pour la fixation, plusieurs méthodes existent selon le type de support et de revêtement mural :
- La colle spéciale boiseries pour les murs parfaitement lisses
- Les pointes sans tête pour une fixation discrète sur supports pleins
- Les clips de fixation pour les systèmes modernes
- La combinaison colle et pointes pour une tenue maximale
Nous appliquons toujours un cordon de colle régulier sur toute la longueur avant de positionner définitivement chaque élément. Cette méthode, testée depuis des années dans nos propres réalisations, garantit une stabilité durable. Les joints entre les deux pièces peuvent être légèrement masqués avec un peu de pâte à bois teintée si nécessaire. L’angle obtus, qui représentait initialement une contrainte technique, devient ainsi invisible une fois les finitions correctement appliquées. Cette approche méthodique vous permettra d’obtenir un rendu professionnel même si vous débutez dans les travaux de menuiserie intérieure.
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